Le pillage des magasins n’est pas inéluctable

Devant la défaillance des Politiques face aux groupes de vandales qui déferlent dans nos centres-villes au moindre événement qui crée une opportunité d’émeute urbaine, il est des réponses que nos commerçants sont en mesure de mettre en œuvre pour empêcher les dégâts causés par les casseurs. Ci-après quelques suggestions :

  1. Des Rideaux de rue qui résistent à l’arrachage et à l’effraction de façon vraiment efficace. Quelques détails techniques font toute la différence : tablier en acier, encastrer la lisse basse du rideau dans le seuil, taquet de verrouillage latéraux, glissières en tunnel, absence d’organe de verrouillage accessible depuis la voie publique ;
  2. Sécuriser la porte arrière de la boutique (qui donne parfois dans les parties communes) par une porte blindée RC4 ou RC5 décourageront les plus excités ;
  3. S’assurer de la résistance effective des murs du magasin, un doublage retardateur à l’effraction peut s’avérer nécessaires sur les cloisons faibles ;
  4. Ne présenter en boutique qu’un seul produit par référence (ceci est valable pour les boutiques de téléphonie et d’électronique par exemple). Le stock en back-office doit lui-même être sécurisé (cloisons et porte blindée) ;
  5. Ranger le stock dans un local sécurisé chaque soir et en tous cas lors de mouvements de foule prévus. Si le local dispose d’une cave, cet espace peut être utilement mis à profit. Dans ce cas prévoir un élévateur pour faciliter les transits;
  6. Proscrire la manipulation de fonds : caisses automatiques de recyclage des espèces et avec coffre-fort scellé au sol ;
  7. Disposer d’une détection intrusion avec au moins 2 sirènes intérieures de 130 DB (la pression acoustique à ce niveau est insupportable), couper l’éclairage intérieur (afin de plonger la boutique dans l’obscurité), des générateurs de brouillards peuvent compléter le dispositif (cependant au bout de 15/20 minutes le brouillard se dissipe) ;
  8. Enregistrement vidéo avec des caméras munies de générateurs infra-rouges, ce qui ne permet pas d’entraver l’effraction mais de fournir des débuts de preuves aux forces de l’ordre, de recomposer le déroulement des faits et de pièces à produire à l’assureur ;
  9. Des dispositifs complémentaires permettent de tracer les vandales : diffuseur d’ADN, projection d’encre indélébiles mais sont plus complexes à mettre en œuvre.